Médecines alternatives, médecins douces : le ministère de la santé fait le point ...

Publié le par C Bohec

http://www.sante-sports.gouv.fr/local/cache-vignettes/L200xH134/arton7576-92309.jpgLes pratiques non conventionnelles présentées comme étant thérapeutiques sous le nom de « médecines alternatives », de « médecines complémentaires », de « médecines douces » ou de « médecines naturelles », ou non thérapeutiques comme la « médecine esthétique », connaissent un développement croissant. Le ministère de la santé propose un dossier pour s'y retrouver : quelles questions poser ou se poser avant de commencer, que faire en cas de problème. Consulter

A consulter également la publication d’une étude sur les médecines non-conventionnelles en cancérologie soutenue par l’INCa (Anne-Cécile Begot Médecines parallèles et cancer. Une étude sociologique, Paris, L’Harmattan, coll. « Logiques sociales », 2010).

Anne-Cécile Begot vient de publier l’étude sociologique* sur les médecines non-conventionnelles en cancérologie qu’elle a menée grâce à une subvention post-doctorale de l’INCa.

Ce travail s’articule autour d’une enquête de terrain menée auprès de personnes touchées par le cancer et ayant recours aux médecines non-conventionnelles. Elle s’attache à dégager les usages sociaux de ces médecines, le sens qu’elles recouvrent et les démarches dans lesquelles elles s’inscrivent (alternative, complémentaire). Elle analyse également le recours à ces pratiques thérapeutiques avant et après l’annonce du cancer ou suite à l’annonce d’une rechute. 

On peut lire dans le résumé "On peut ainsi observer que la multiplication du recours aux médecines parallèles correspond souvent à une période d’attente (résultats d’examens, avant une intervention chirurgicale, …), elle-même fortement chargée d’anxiété. 

L’analyse des données permet de poser deux autres constats. Le premier est celui d’un lien étroit entre médecines parallèles et spiritualités. La plupart des personnes de l’enquête ont un référent spirituel, et il est souvent difficile de le démêler du thérapeutique. Le deuxième constat porte sur la place qui est réservée à ces médecines chez les personnes interviewées : alors que certaines personnes sont particulièrement critiques à leur égard et y accordent peu de place dans leur univers thérapeutique, d’autres les ont complètement intégrées à leurs pratiques de soins, tandis que d’autres en ont fait un mode de vie."

Publié dans Patients

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