La radiothérapie en France : où en est-on ?

Publié le par C Bohec

http://www.e-cancer.fr/images/stories/Publications/situation_radiotherapie_2011.jpgL'Institut National du Cancer (INCa) publie un rapport sur la radiothérapie en 2010. Ce rapport présente la situation de la radiothérapie en 2010 ainsi que ses principales évolutions depuis 2006/2007, période de crise sanitaire après deux accidents d’irradiations dont ont été victimes des malades.

 

Les constats :

Ce rapport montre, comme celui de l'Observatoire National de la Radiothérapie paru en décembre dernier, que l'offre de soins radiothérapique en France est l'une des premières d'Europe et que la modernisation du parc d’appareils se poursuit ( la moitié du parc d’accélérateurs est constitué d’appareils récents, âgés de moins de 6 ans). Les autres équipements nécessaires à la préparation et à la délivrance des traitements sont utilisés dans 90 % des centres fin 2009. Seuls la dosimétrie in vivo et les logiciels de double calcul des unités moniteurs étaient encore insuffisamment entrés dans les pratiques.

 

Cependant si l’accès aux techniques de traitement conformationnel 3D, qui constitue le standard de pratique, est réalisé à 80 %, en progression notable,  seuls 23 % des centres donnent accès à de la radiothérapie par modulation d’intensité (RCMI) ce qui est insuffisant.  En effet cette technique permet d’optimiser la dose délivrée dans la tumeur en étant moins toxique pour les tissus sains environnants. C’est un enjeu important car 40 % environ des indications thérapeutiques sont concernées. Cette situation devrait s’être déjà améliorée au vu des projets déclarés par les centres dans le cadre des enquêtes annuelles de radiothérapie

 

Quatre grandes recommandations sont proposées pour continuer à progresser en termes de qualité et de sécurité dans notre offre de soins en radiothérapie et continuer à réduire les inégalités d’accès :

1. Améliorer la préparation de la radiothérapie : Généraliser l’utilisation de la dosimétrie in vivo et de logiciels de double calcul marqués CE selon les recommandations de l’AFSSAPS, en cohérence avec les critères d’agrément INCa.
2. Poursuivre le développement de l’accès territorial aux techniques de RCMI dans les principales indications
validées (cancers ORL et cancers de la prostate).
3. Développer l’accès dans chaque région à de la radiothérapie de haute technicité (RCMI dynamique – tomothérapie – stéréotaxie intra et extra crânienne), ces nouvelles techniques étant associées à un nombre moins élevé des séances.
4. Intégrer dans les travaux en cours sur la tarification de ces nouvelles modalités de traitements une réflexion
sur la mise en place de mécanismes financiers incitatifs pour accompagner la réduction attendue du nombre
global de séances et délivrer des traitements aussi efficaces avec un moindre coût humain et financier.
Cette réflexion portera en particulier sur le traitement des cancers du sein.

 

Télécharger le rapport (4,3 Mo)

 

 

Publié dans Radiothérapie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article