Cancer 2014 : les évènements marquants relevés par l'INCa

Publié le par C Bohec

 

http://www.e-cancer.fr/images/stories/illustrations/vignSynt.pngL’Institut national du cancer vient de publier son rapport sur les chiffres et les événements marquants liés au cancer en 2014. Ce rapport présente l'essentiel des faits et chiffres sur les cancers et la cancérologie en France. Cette année, ce rapport en format interactif s'accompagne d'une synthèse présentant les chiffres clés de l'incidence et de la mortalité en France, des taux de survie, des grandes évolutions selon les localisations de cancers et des disparités géographiques françaises. Ce rapport annuel aborde également les données et tendances dans les domaines de la recherche, de la prise en charge des cancers et des conséquences de la maladie.

 

 

 

Les principaux constats ?

 

  • Un taux d'incidence qui baisse depuis  2005 chez l'homme (- 1,3%)  lié à la baisse de l’incidence du cancer de la prostate,  ou qui tend à se stabiliser chez la femme (+0,2%) lié à la baisse de l’incidence du cancer du sein.
  • Mais en raison de l’augmentation et du vieillissement de la population, on assiste à une hausse du nombre de nouveaux cas de cancers :  355 000/an
  • Un taux de mortalité qui baisse (-1,5% chez l'homme et - 1% chez la femme). Mais en raison de l'augmentation du nombre de cancer les décès sont plus nombreux (en nombres absolus).
  • Des évolutions variables selon les localisations :
    • des cancers dont l’incidence et la mortalité ont diminué : cancer de l’esto-mac, cancer du col de l’utérus chez la femme et cancer de l’œsophage ou des VADS (voies aérodigestives supérieures) chez l’homme ;
    • des cancers dont l’incidence a augmenté et la mortalité a baissé : cancers du sein chez la femme et de la prostate chez l’homme ;
    •  des cancers dont l’incidence et la mortalité ont augmenté : cancer du pou-mon chez la femme, le mélanome cutané et le cancer du système nerveux central.
  • Une survie qui reste très variable selon les cancers : La survie à 10 ans des personnes atteintes de cancers (diagnostiquées entre 1989 et 2004) varie considérablement selon la localisation cancéreuse : de 1 % pour le mésothéliome pleural à 93 % pour le cancer du testicule chez l’homme et respectivement de 6 % (foie) à 92 % (thyroïde) chez la femme.
  • Une géographie de la mortalité par cancer variable selon les sexes : chez les femmes les plus forts taux de mortalité sont observés au Nord et à l’Est de la France, en Île-de-France et en Bourgogne et chez les hommes dans le Nord, le Nord-Est, le Nord-Ouest, la Bretagne et le centre de la France. 
  • Le poids de la maladie cancéreuse dans les motifs d'hospitalisations est très important : 1/3 du nombre de séjours hospitaliers est lié à la prise en charge de patients atteints de cancer
  • Une prise en charge des patients qui change et devient de plus en plus ambulatoire (+ 28% entre 2010 et 2013)
  • Le poids de la maladie cancéreuse dans les dépenses hospitalières reste très élevé : Les hospitalisations « motivées » par la prise en charge du cancer représentent près de 5,133 milliards d’euros en 2013, soit 59 % de l’ensemble des dépenses d’hospitalisation.

 

En savoir plus :

 

Sur le site de l'Institut National du Cancer

Publié dans Santé Publique

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