Radiations médicales : mettre le frein sur les scanners oui si le nombre d'IRM augmente !

Publié le par C Bohec

Des radiations médicales qui augmentent et sont sous estimées.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN)  a averti ce mercredi 30 mars 2011 que l'augmentation rapide des doses de radioactivité délivrées aux patients lors des examens par imagerie médicale, en particulier les scanners, était devenue un "souci majeur" en France. En effet l'ASN constate de la dose de radiations reçues suite à  ces examens a augmenté de 50% en 5 ans. Ceci est due à l'augmentation du parc de scanners en facilitant le recours et à des indications plus larges actuellement.

 

Or comme le dit de façon crue  Jean Daniel Flaysakier sur son blog à ce sujet : "Pour parler simple un scanner ce n’est pas une cabine de Photomaton !"  (attention il parle des indications des scanners en général et non du cas particulir des patients atteints de cancers)

"Quand on fait un scanner des poumons par exemple, la dose de rayons X reçue par le patient est de 10 à 100 fois plus importante que celle d’une radio pulmonaire" fait-il remarquer.

Un scanner du corps entier peut délivrer en une seule fois une dose de radiations de 20 millisieverts (mSv), ce qui correspond au maximum autorisé en toute une année pour un salarié travaillant dans le secteur nucléaire.

Des solutions alternatives peuvent être trouvées dans certains cas

 

Avec 1,3 mSv, les examens et traitements médicaux représentent plus du tiers de la dose de rayonnements reçue en moyenne par chaque Français en 2010, selon le rapport de l'ASN. Mais ce n'est qu'une moyenne : certains patients du fait de la répétition des examens (de diagnostic, de contrôles) reçoivent bien plus. 

 

Pour y remédier, l'ASN suggère notamment le recours à des solutions alternatives aux scanners, comme l'IRM (imagerie à résonance magnétique) qui n'émet pas de rayons X sur le patient.

 

Mais la France manque d'IRM

 

Le vice-président de la société française de radiologie interviewé par le quotidien 20 minutes rappelle que si la France a rattrapé son retard en matière de scanners c'est très loin d'être le cas pour les IRM.

Selon lui : "Aujourd’hui nous sommes dotés d’environ 1.200 scanners sur l’ensemble du territoire, ce qui est satisfaisant. En revanche, avec environ 500 appareils, nous restons les bons derniers en matière d’IRM (imagerie à résonance médicale). Or cette technologie qui utilise l’énergie électromagnétique n’expose pas aux rayons X, et pourrait être utilisée dans de nombreux cas à la place du scanner." 

 

Il s'agit donc en France de favoriser les solutions alternatives et performantes (si j'insiste !) dès que cela est possible pour diminuar les radiations délivrées aux patients. Mais il s'agit d'avoir un parc suffisant pour ne pas avoir des délais d'accès trop longs qui seraient préjudiciables pour les patients atteints de cancer.

Car il faut insister sur le fait qu'actuellement il faut en moyenne un mois pour obtenir un RDV d'IRM pour un bilan d'extention de cancer (Enquête Inca 2010)

 

A lire :

"Scanners : des radiations à ne pas négliger" blog de JD Flaysakier (France 2)

"Pour la société française de radiologie, «il manque beaucoup trop d'IRM en France" (20 minutes)

"Les dangers du scanner passés au rayon X  le JIM

Bilan d'extension d'un cancer : en moyenne un mois pour avoir une IRM !

 

Publié dans Imagerie médicale

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