Cancer et survie : l'amélioration se poursuit

Publié le par C Bohec

Cancer et survie : l'amélioration se poursuit

L'Institut national de veille sanitaire et l'INCa, font paraitre une étude sur la survie des patients atteints de cancer en France (entre 1998 et 2013). Cette étude en deux parties, les tumeurs solides et les hémopathies malignes montre l'évolution favorable des taux de survie sur la plupart des types de cancers et des hémopathies.

Réalisée par l'Institut national de veille sanitaire, l'Institut national du cancer, le réseau Francim des registres du cancer et le service de biostat des hospices civils de Lyon l'étude sur la survie des adultes atteints de cancer en France métropolitaine couvre la période 1989-2013. Elle porte sur 53 cancers.

Les auteurs soulignent une amélioration de la survie à 5 ans pour la plupart des cancers sur la période d'étude et en particulier ceux de la prostate, du sein ou du côlon/rectum fréquents en France.

Par contre la survie à 5 ans des patients atteints de cancer du Poumon reste précaire passant de 12 à 17% progressant donc peu. Le cas spécifique des femmes qui présentent une incidence en forte hausse est préoccupant pour l'avenir. Espérons que l'apparition récente de thérapies ciblées pour certains types de cancers pulmonaires et surtout la lutte contre le tabagisme feront évoluer favorablement dans les années à venir cette survie ce cancer au pronostic sombre.

Pour l’ensemble des localisations étudiées, la survie diminue avec l’âge. Ce moins bon pronostic est lié à une mortalité initiale élevée et particulièrement immédiatement après le diagnostic. L’existence de comorbidités, des cancers à un stade plus avancé au diagnostic sont à l’origine d’une prise en charge thérapeutique plus compliquée et parfois "suboptimale" comme la qualifie pudiquement les auteurs du document. Gageons que le développement de la recherche clinique chez les personnes âgées et le déploiement de l'oncogériatrie permettra d'améliorer l'adaptation et l'efficience des thérapeutiques.

Sept des seize hémopathies malignes étudiées (représentant 45,5 % des nouveaux cas ou cas incidents) ont un pronostic favorable c'est à dire une survie nette standardisée à 5 ans supérieure ou égale à 75 %.

Une amélioration de la survie nette à 5 ans est observée pour plusieurs hémopathies malignes et dont certaines de façon significative . L’accès et l’utilisation de nouveaux traitements efficaces et peu toxiques pourraient expliquer en grande partie ces observations.

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Publié dans Epidémiologie

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